YOGA

Comment gérer le stress en avion grâce à la respiration ?

Un voyage de prévu mais une peur panique de prendre l’avion ? Lève la main si tu te sens concerné.e.

Avec le temps, et sans que je sache vraiment pourquoi, j’ai développé de l’angoisse à l’idée d’être dans un avion. Je broie littéralement la main de mon copain à chaque décollage et atterrissage et, pendant les turbulences, je ne te parle même pas de l’état dans lequel je me sens. Et pourtant, avant, j’adorais le prendre ! Parce que ce moment, c’est le signe du début du voyage et ça a donc son côté excitant !

Mais on est nombreux et nombreuses à ressentir du stress, de la tension dans le corps, voire de la peur et de l’anxiété, parfois difficiles à contrôler. On a le cœur qui s’accélère au moindre bruit ou mouvement inhabituel de l’avion, la respiration qui se bloque, les pensées qui tournent en boucle… Bref, le corps passe en mode alerte maximale sans que l’on arrive à se rationaliser.

Alors certes on peut anticiper en prenant un médicament ou de l’homéopathie avant de prendre son vol (ou travailler sur sa phobie) mais aujourd’hui, j’avais envie de te partager un outil simple mais puissant, issu du yoga, qui m’aide dans de gros moments de stress et qui peut aussi t’aider à réguler ton système nerveux, que tu sois dans un avion ou dans toute autre situation stressante, ou même en plein voyage.

Cet outil, c’est la respiration alternée, que je t’invite donc à découvrir dans cet article et que tu pourras également pratiquer directement grâce à une courte vidéo guidée.

 

Choix de son tapis de yoga de voyage

Pourquoi ce que l’on ressent est si intense ?

On a tous et toutes, plus ou moins, nos raisons de ressentir du stress en avion. Des expériences traumatiques passées, la sensation d’être dans une situation qui échappe à notre contrôle une fois dans les airs, la peur d’un malaise ou d’un problème médical, la peur d’un détournement ou d’une situation d’insécurité liée au contexte géopolitique actuel voire parfois aucune explication rationnelle. La mienne, par exemple, ne l’est absolument pas. C’est arrivé du jour au lendemain, à force d’enchaîner les vols pendant mon voyage en solo alors que pourtant, à quelques exceptions près, tout se passait toujours très bien.

Tout se joue dans le mental qui a tendance, évidemment, à anticiper le moindre danger (personnellement je reste focus sur le visage des hôtesses de l’air pendant tout le vol, à l’affût du moindre changement d’émotion et encore plus quand on traverse une zone de turbulences). Dans tous les cas, le système nerveux finit par activer une réponse au stress que tu ressens et à toutes les pensées que tu lui envoies et cette réponse est d’ailleurs souvent amplifiée par l’environnement comme le bruit, les mouvements, le fait d’être confiné, la fatigue du voyage aussi. Cet état d’hypervigilance, créé par le stress, va venir augmenter les sensations physiques : le cœur qui s’emballe, la respiration qui se bloque ou s’accélère… Alors qu’en réalité, et dans l’immense majorité des cas, tout va bien. Mais le corps, lui, ne fait pas la différence entre un danger réel et un danger perçu : il réagit juste comme s’il devait te protéger.

Le rôle de la respiration dans la gestion du stress

Quand on est stressé, la respiration change donc automatiquement. Elle devient plus rapide, plus courte, parfois elle se bloque même littéralement. C’est une réaction normale du corps qui se met en mode alerte.

Le problème c’est que ça devient rapidement un cercle vicieux. Forcément, le fait de respirer de cette façon entretient le stress : plus elle est saccadée, plus le système nerveux comprend qu’il y a un danger et plus il reste dans cet état d’alerte. Et nous, au final, on ne s’en sort pas… Alors qu’à l’inverse, ralentir et guider sa respiration envoie un signal complètement différent au corps. Toi, ça te permet de focaliser ton attention sur le souffle et pour ton corps, c’est comme si tu lui disais : tranquille… tu peux te détendre, tout va bien”.

La pratique respiratoire est l’un des seuls outils qui permet d’agir directement sur le système nerveux, de manière simple et accessible. C’est pour ça qu’elle est particulièrement intéressante en avion ou en voyage (et même peu importe la situation dans laquelle tu te trouves) car tu peux l’utiliser discrètement, à tout moment ou dès que tu sens que le stress monte.

Et parmi les différentes techniques qui existent, certaines sont particulièrement efficaces pour apaiser rapidement le système nerveux, comme la respiration alternée.

La respiration alternée : une technique simple mais efficace

Cette respiration est issue des pratiques de yoga que l’on appelle “pranayamas”. La respiration alternée (ou Nadi Shodana) consiste simplement à respirer de manière alternée par la narine gauche puis par la narine droite.

De cette manière, tu vas venir rééquilibrer ton système nerveux et les effets sont souvent rapides : ton mental s’apaise, ton souffle devient plus régulier et tu reviens dans ton corps avec plus de calme, de clarté, de concentration et, surtout, une vraie sensation de présence et d’ancrage dans le “maintenant”. C’est une vraie remise à zéro du système, un peu comme un petit bouton “reset” naturel.

Dans le cadre du voyage, tu peux donc l’utiliser avant le décollage si tu sens la tension monter, pendant le vol si tu es anxieux/anxieuse, en cas de turbulences ou d’inconfort, ou à n’importe quel moment de stress ou de besoin de te recentrer durant ton voyage. Ce n’est évidemment pas une solution miracle mais cette respiration peut vraiment t’aider à t’apaiser, à diminuer la sensation d’oppression, te redonner une sensation de contrôle intérieur et t’ancrer dans ton corps plutôt que dans tes pensées.

La pratique de la respiration alternée

Je te laisse découvrir cette respiration, en pratique, avec cette vidéo guidée (n’hésite pas à mettre le son). Elle est issue de mon compte Instagram professionnel, ce qui explique son format court et rapide, pensé pour être simple et accessible. De ton côté, prends le temps d’inspirer et d’expirer, à chaque alternance. 

Les étapes

→ Installe-toi confortablement.

→ Place l’index et le majeur entre les deux sourcils ou dans le creux de la main.

→ Ferme doucement la narine droite avec le pouce.

→ Inspire par la narine gauche.

→ Ferme la narine gauche avec l’annulaire.

→ Relâche le pouce et expire par la narine droite.

→ Inspire par la narine droite.

→ Ferme la narine droite et expire par la narine gauche.

Continue de cette façon pendant 2 à 5 minutes. Si cela t’aide, tu peux inspirer et expirer à chaque fois doucement sur un compte de 4 et augmenter progressivement.

Quand tu te sentiras plus à l’aise avec cette pratique, tu pourras également ajouter des rétentions en bloquant les deux narines quelques secondes après l’inspiration, puis plus tard en ajoutant également une rétention après l’expiration. Mais garde un rythme confortable pour toi, surtout les premières fois.

Si tu ne la connaissais pas encore, j’espère que la découverte de cette pratique t’a plu et qu’elle pourra t’aider dans les moments où tu auras besoin de t’apaiser, que ce soit dans le cadre d’un voyage, d’un vol ou dans toute autre circonstance, ou simplement quand tu ressentiras le besoin de te recentrer et de revenir à toi-même.

Dis-moi en commentaire ce que tu en as pensé ou si tu pratiques déjà ce type de respiration dans ton quotidien, je serai ravie de te lire ! 

2 Commentaires

  1. catherine

    Bonjour. Je ne connaissais pas la respiration alternée mais parfois pour m’apaiser je respire calmement et je constate un bienfait. Merci pour ces conseils très utiles.

    Réponse
    • Nomaajna

      Mais avec plaisir. Surtout n’hésite pas à me faire un retour si tu testes cette respiration 😊

      Réponse

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