ASIE / THAILANDE

Escapade à Bangkok, entre vie citadine, arnaques et visites des temples

Wat Pho, Bangkok, Nouvelle-Zélande

Les grandes villes ce n’est généralement pas trop mon dada. Et Bangkok, j’avais déjà eu l’occasion de la découvrir à deux reprises, il y a quelques années. Souvent, elle n’était qu’une étape sur mon trajet vers le nord de la Thaïlande et j’avais d’ailleurs pu, en une journée, expérimenter l’essentiel des arnaques qui sévit majoritairement dans cette ville. 

A cette époque, j’avais bien choisi mon moment. C’était un 3 janvier, jour férié pour cause de « rattrapage du nouvel an » et c’était donc un jour très spécial pour les thaïlandais qui s’étaient réunis dans les temples de la ville pour des cérémonies et prières à gogo. Ces moments sont d’ailleurs très sympas à observer. Le balai de toutes ces personnes venant déposer des offrandes, faire des processions circulatoires autour d’un stupa (qui est un monument bouddhiste reliquaire ou commémoratif) et se faire bénir. 

D’habitude peu encline à me faire avoir comme une débutante, j’ai eu droit à la fameuse arnaque du tuk-tuk (deux fois d’ailleurs, au cas-où la première je n’avais pas compris) et aux tours forcés. Ils sont malins (et surtout bien rodés) donc je me suis dis que j’en ferai un paragraphe de cet article afin de te prévenir et t’éviter ainsi de te faire également avoir. 

Evidemment je t’embarque également dans quelques visites de temples et des principaux quartiers à ne pas louper, le temps d’une escapade à Bangkok !

Bonne lecture !

 

Les arnaques à Bangkok

Commençons par le commencement

Au départ, j’étais partie pour me rendre au Wat Saket (ou Golden Mountain), un temple perché sur une petite colline avec une vue à 360° sur Bangkok. Quelques mètres avant l’entrée, je me suis fait accoster par un thaï qui m’a demandé où j’allais, tout en engageant la conversation : depuis combien de temps j’étais là, d’où je venais, ce que j’avais prévu de visiter… Sur le moment, je me suis dit que c’était cool de sa part de discuter comme ça avec une petite touriste. « Que tu es naïve », me diras-tu sans doute. Parce que oui, sans le savoir, j’étais déjà en plein traquenard.

Il a jeté un œil à mon petit papier (celui où j’avais listé les temples prévus au programme), puis s’est permis d’en rajouter deux que je ne connaissais pas, soi-disant peu touristiques et “vraiment à voir” selon lui. Il a aussi ajouté que le Wat Saket n’était pas accessible tout de suite à cause de la prière des moines (hummm), mais qu’à 13h ce serait bon (notons qu’il n’était que 10h). Et au milieu de tout ça, il a glissé un centre touristique du “gouvernement” où je devais, selon lui, absolument aller pour avoir les meilleurs prix. Non merci (je pensais juste dire au tuk-tuk de passer son chemin, innocente que j’étais).

D’ailleurs, et comme par hasard, un tuk-tuk était juste à côté de nous. Mon nouveau (faux) ami m’annonce alors le prix de 20 baths pour le tour. « Prix spécial jour férié » malin comme argument, faut bien le reconnaître. À titre d’info, ces tuk-tuk sont reconnaissables à leur petit drapeau jaune et sont “censés” faire découvrir les temples de la ville.

Me voilà donc partie pour un premier temple (dont j’ai d’ailleurs oublié le nom au vu de son intéret), suivi par le Wat Intharawihan (au passage à 40baths l’entrée), un temple avec un Buddha debout de près de 32m de haut sur 10m de large, assez imposant donc (il n’y a qu’à voir la taille des gens à côté pour s’en rendre compte).

Le début des emmerdes

Une demi-heure plus tard, j’ai retrouvé mon tuk-tuk. Prochaine destination : le fameux centre touristique. J’ai expliqué à mon chauffeur que je n’en avais pas besoin et qu’il pouvait m’emmener directement à Wat Saket, même si l’horaire ne coïncidait pas vraiment avec ce que m’avait indiqué le Thaï. Mais bon, je n’avais clairement pas besoin de trois heures pour visiter deux temples et un centre touristique… Il m’a répondu qu’il était « obligé » de s’y arrêter. Et là, j’ai commencé à comprendre l’entourloupe. À peine garée, on m’a ouvert la porte comme à une princesse. Une autre touriste, sûrement aussi innocente que moi, était déjà attablée. Le type m’a demandé quel était mon programme. Manque de chance pour lui, il ne savait pas sur qui il était tombé. Je lui ai dégainé mon carnet avec tout mon itinéraire détaillé, en lui expliquant que je voyageais en mode freedom, que les tours ne m’intéressaient pas et que je ne savais jamais combien de temps j’allais rester quelque part. Résultat : il a vite compris qu’il n’aurait rien de moi, a perdu son sourire, s’est levé. Merci, au revoir. La discussion n’a même pas duré cinq minutes.

Le deuxième à perdre son sourire, ça a été le chauffeur. Déjà surpris de me voir ressortir aussi vite, il s’est ensuite arrêté sans raison, s’est tourné vers moi et a commencé à me parler d’achats, de vêtements, dans un anglais approximatif où je ne comprenais strictement rien. Puis il est reparti dans l’autre sens, à fond, légèrement agacé. Là, je me suis vraiment demandé où il m’emmenait. Finalement, c’est à la limite de l’amabilité qu’il m’a dit qu’il me déposait à Wat Saket. J’y ai échappé belle. Son but était clairement de me balader de boutique en boutique pour que j’y laisse quelques billets et que chacun touche sa petite commission. Mais comme je ne pigeais rien à ce qu’il voulait, il a fini par lâcher l’affaire. Moi, je n’avais qu’une envie : lui donner ses 20 bahts et descendre au plus vite pour retrouver ma liberté de mouvement.

L’enchaînement

Une fois après avoir visité Wat Saket (où finalement il n’y avait aucune restriction à l’entrée), je devais me rendre aux temples Wat Pho et Wat Arun. Je suis donc repartie, gps en main, pleine d’entrain. Et là, on ne change pas une équipe qui gagne : je me refais accoster par un Thaï. Sa technique était un peu différente de celui du matin. Il n’a pas cherché à me vendre des temples puisque j’ai annoncé la couleur directe en disant que j’avais déjà fait le tour avec le fameux tuk-tuk à 20baths le matin-même. Ce à quoi il m’a répondu » ah je suis sur qu’ils ont voulu te forcer à faire du shopping, il faut faire attention ». Du coup qu’est-ce que je me suis dit à ton avis en entendant cela ? Bah que lui était peut être réglo. Mais non, à Bangkok il est visiblement de coutume de faire croire que tu es chaleureux et sympathique alors qu’en fin de compte on veut juste te la mettre à l’envers ! Difficile après de faire confiance quand on vient se faire aborder.

En fin de compte, il a fini par m’indiquer ce qu’il avait sans doute en tête depuis le départ : un endroit pour aller faire un tour en bateau, en me précisant un (faux) prix et en chopant un tuk-tuk au passage (qui lui aussi été là comme par magie). Oui, parce que coup, ayant décidé de me laisser faire et de voir ce que ça pouvait donner ce tour en bateau, bah j’y suis allée ! Et finalement c’était hyper agréable. J’ai re-négocié le prix en arrivant évidemment et voilà comment je me suis retrouvée dans un tail boat pour moi toute seule, pour visiter Bangkok par voie fluviale !

Maintenant, je te conseillerais tout de même de faire attention. J’ai certainement eu de la chance ce matin-là de ne pas tomber sur un chauffeur plus insistant car, au vu des témoignages que j’ai lus par la suite, j’aurais vraiment pu vivre une expérience totalement différente, et pas franchement agréable. Certains chauffeurs peuvent se montrer assez agressifs envers les touristes. Bon, j’ai aussi lu que certain.e.s en profitent pour faire le tour de Bangkok à moindre prix (c’est sûr que 20 baths, ce n’est pas cher), mais en contrepartie avec des arrêts multiples dans des joailleries, agences de voyages and co (sans rien acheter du coup). À toi de voir si tu veux jouer le jeu et tomber volontairement dans leur petite combine pour économiser quelques baths sur le transport !

Garde seulement en tête que lorsqu’on t’annonce qu’un endroit où tu souhaites aller est fermé (ou autre), ce n’est sans doute pas vrai.

Malheureusement, ce ne sont pas les seules arnaques qui sévissent à Bangkok (et ailleurs en Thaïlande). Je pense notamment aux taxis sans compteur, aux arnaques au rendu de monnaie (fais bien attention au montant exact du billet que tu tends), ou encore au passeport pris en otage pour les locations de scooter. Il y aurait aussi une arnaqueuse « aux graines d’oiseaux » qui traînerait près du Palais Royal… Bref, reste vigilant.e, mais profite quand même 🙂 Et en cas de souci, adresse-toi de préférence à la police touristique (plutôt qu’à la police locale).

La vie à Bangkok

On démarre par Lumphini Park, un grand espace vert en plein cœur de la ville. C’est le tout premier parc public de Thaïlande, créé dans les années 1920 sur un terrain donné par le roi Rama VI. A l’origine plutôt calme, il est aujourd’hui une sorte de poumon vert au milieu des gratte-ciel, un vrai contraste avec le bruit, la circulation et l’agitation permanente de la ville. Les thaïs ont l’air de bien apprécier cet endroit et ce ne sont pas les seuls !

Les varans, ces gros lézards d’eau, y ont aussi élu domicile ! Totalement en roue libre dans le parc, ils se baladent tranquillement entre les plans d’eau et les pelouses, parfois à quelques mètres des promeneurs, donc mieux vaut faire attention où on s’allonge. Bon pas de panique,  ils sont plutôt tranquilles. Généralement ils font leur vie sans trop se préoccuper du reste (à part des poissons, oiseaux ou autre). 

Lumphini park, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Lumphini park, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Lumphini park, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Lumphini park, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Lumphini park, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Lumphini park, Bangkok, Nouvelle-Zélande

Après cet arrêt bucolique, direction Santa Cruz, une des églises les plus anciennes de Bangkok. Construite à la fin des années 1700 sur un terrain offert par le roi Taksin à la communauté portugaise installée là après la chute d’Ayutthaya, l’église a été reconstruite plusieurs fois avant d’arriver à celle qu’on voit aujourd’hui, avec son dôme qui domine le quartier. 

Mais le vrai charme, c’est de s’aventurer derrière l’église, dans le quartier Kudeejeen. Ici on a adoré se perdre dans les petites ruelles étroites et bordées de maisons colorées, temples, musées, cafés et petits commerces locaux. On y trouve même des petites échoppes avec des pâtisseries traditionnelles portugaises.

Santa Cruz, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Santa Cruz, Bangkok, Nouvelle-Zélande
Quartier Kudeejeen, Bangkok, Thaïlande
Quartier Kudeejeen, Bangkok, Thaïlande
Quartier Kudeejeen, Bangkok, Thaïlande
Quartier Kudeejeen, Bangkok, Thaïlande
Quartier Kudeejeen, Bangkok, Thaïlande

Nous avons passé notre fin de journée/début de soirée dans le quartier Chinatown (ou Yaowarat pour les intimes). Dès que tu passes les grandes arches rouges, c’est un autre monde, surtout la nuit. Beaucoup de lumières, de monde et d’odeurs de street food. Tu sens tout de suite l’histoire de ce quartier chinois vieux de plusieurs siècles, fondé par les premiers immigrants venus chercher fortune à Bangkok. On a vraiment l’impression que le quartier vit encore selon ses propres règles, entre traditions et modernité. Le mieux c’est de se laisser guider par le hasard dans les ruelles derrière la rue principale. 

Chinatown, Bangkok, Thaïlande
Chinatown, Bangkok, Thaïlande
Chinatown, Bangkok, Thaïlande
Chinatown, Bangkok, Thaïlande

Et on termine par quelques photos prises juste en marchant dans la ville et un peu au hasard. 

Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande
Bangkok, Thaïlande

Les principaux temples de Bangkok

 Wat Pho (ou le temple du Bouddha couché) c’est un des temples les plus célèbres de Bangkok, et donc surtout connu pour son immense Bouddha couché qui mesure environ 46 m de long et 15 m de haut, complètement recouvert d’or et avec des semelles de pieds incrustées de nacre. C’est aussi l’un des plus anciens temples de la ville et le berceau du massage thaï traditionnel, avec une école sur place où tu peux même te faire masser juste après ta visite si tu veux prolonger l’expérience.

Le temple est ouvert tous les jours (en général de 8 h à 18 h30) et l’entrée est de 300baths, souvent avec une petite bouteille d’eau incluse. Comme toujours dans les temples, pense à couvrir épaules et genoux et à enlever tes chaussures dans certains endroits où c’est précisé. En tout cas c’est une visite qui fait clairement partie des incontournables de Bangkok.

Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande
Wat Pho, Bangkok, Thaîlande

Juste en face de Wat Pho, de l’autre côté du Chao Phraya, il y a Wat Arun, aussi surnommé le temple de l’Aube. Pour le rejoindre tu as simplement à emprunter la navette fluviale pour seulement 4 petits baths le trajet !  C’est également l’un des temples les plus iconiques de Bangkok avec sa grande tour centrale  décorée de milliers de morceaux de porcelaine et de coquillages qui brillent au soleil, un peu différent des autres temples mais très photogénique. Tu peux même monter les marches de la tour pour une vraie vue panoramique sur le fleuve, la ville et les temples autour. 

L’entrée coûte 200 bahts et je te conseillerais vraiment d’y aller en fin de journée, pour le coucher du soleil, parce que les lumières sur le temple sont juste incroyables. Et une fois le temple fermé, n’hésite pas à reprendre le ferry dans l’autre sens et à aller te poser dans l’un des nombreux rooftops juste en face, histoire d’en profiter encore un peu plus !

Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande
Wat Arun, Bangkok, Thaîlande

Wat Saket, aussi appelé Golden Mountain (le temple de la montagne d’or), je l’ai aussi gardé pour une fin de journée, et clairement, c’était le bon timing. Compte 100baths pour l’entrée.

Ce temple perché sur une petite colline offre une vue à 360° sur Bangkok, et la montée se fait tranquillement par un escalier qui serpente autour du rocher. Une fois en haut, tu te retrouves au-dessus de la ville, avec les toits, les canaux, les gratte-ciel au loin… et le soleil qui commence à descendre. L’ambiance est beaucoup plus calme que dans les autres temples, plus posée.

Regarder Bangkok s’illuminer doucement depuis là-haut, c’était une très belle façon de terminer la journée.

Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande
Wat Saket, Bangkok, Thaîlande

Comme tu as pu le voir au fil de cet article, Bangkok, c’est à la fois des temples incroyables, des tentatives d’arnaques, une ville intense, bouillonnante (déroutante parfois), mais aussi pleine de contrastes. J’aurais tendance à dire qu’il faut prendre le temps de l’apprivoiser.

Au cumulé, j’ai eu la chance de me rendre dans cette ville pas mal de fois et, à force d’avoir pris le temps de m’y perdre, j’ai appris à l’aimer. Et j’espère que ce sera la même chose pour toi, si un jour tu as toi aussi l’opportunité d’une petite escapade bangkokesque 😉

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